31 mai 2007

news@cidefe 30 mai 07

news@cidefe
La lettre de liaison du secteur international  du CIDEFE


30 mai 2007



Contact : lalezard@elunet.org

10 rue Parmentier

93189 Montreuil

Tel : 01 48 51 78 78

Edito

40 après le début de l’occupation des territoires palestiniens par l’armée israélienne, notre lettre d’informations a souhaité revenir sur cet événement. Pas seulement pour se tourner vers le passé, même si nous pensons essentiel de donner des repères pour comprendre.

Il nous a semblé important de donner à la parole à des acteurs de la solidarité et de la coopération avec le Proche-Orient. Nous continuerons à le faire dans de prochains numéros. Pour ce moment particulier, nous avons voulu souligner les initiatives nombreuses et originales prises en France, en Israël et en Palestine pour demander la fin de cette occupation.

Nous pensons que dans ce moment encore si difficile, si lourd de dangers mais aussi si périlleux pour les populations civiles palestiniennes occupées et pilonnées, mais aussi, à des degrés divers, pour les populations israéliennes et libanaises, il faut continuer à développer des coopérations avec ceux qui, inlassablement, souvent au péril de leur vie, agissent pour le dialogue et la paix.

C’est pourquoi nous avons donné la parole à trois de ces acteurs.

Franck Sureau, engagé comme adjoint au maire de la ville de Mitry-Mory dans une coopération avec le camp libanais de réfugiés palestiniens de Nahr el Bared, s’est retrouvé malgré lui coincé dans ce camp, sous les balles d’extrémistes palestiniens apparus du jour au lendemain.

Anwar Abueisheh, universitaire palestinien, fait beaucoup pour le rapprochement des Français et des habitants d’Hébron, notamment par la promotion de la langue française.

Gérard Perreau-Bezouille, maire-adjoint de Nanterre, s’est rendu récemment en Israël et en Palestine pour y renforcer et y construire des partenariats.

Ils sont ces maillons essentiels des passerelles à construire pour maintenir l’espoir là-bas, développer la compréhension des enjeux ici, et créer les conditions d’une paix indispensable à tous, qu’on espère la moins éloignée possible.

                                                                                                                                 

La rédaction

SOMMAIRE

Actualité :

-         Palestine : 40 ans d’occupation

Rappel historique

Témoignages de :

Franck Sureau, adjoint au maire de la ville de Mitry-Mory

Anwar Abueisheh, universitaire palestinien

Initiatives et appels à rassemblement

La parole aux acteurs

-         Gérard Perreau-Bezouille, maire adjoint a conduit une délégation de Nanterre en Palestine et en Israël, du 4 au 11 avril dernier.

Zoom

Bloc Notes




Actualité

PALESTINE

JUIN 1967 - JUIN 2007

40 ANS D’OCCUPATION

Quarante ans d’occupation des territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, et du territoire syrien du Golan.

Quarante ans d’occupation de Jérusalem-Est. Quarante ans d’oppression, de violations des lois internationales et des droits humains.

Quarante ans de colonisation, découpage et morcellement des territoires palestiniens occupés, à l’aide de centaines de barrages, routes de contournements réservées aux colons, construction d’un mur honteux qui assiège la population dans des enclaves fermées.

Arrachage de milliers d’hectares d’oliviers, appropriation de l’eau (ressource précieuse dans la région), assassinats ciblés, plus de 10 000 prisonniers (hommes, femmes et mineurs, dans des conditions dénoncées par toutes les associations des droits de l’homme israéliennes et internationales).

Rappel historique :

JUIN 1967 : Israël occupe la Cisjordanie et la bande de Gaza

La troisième guerre israélo-arabe - dite guerre des Six Jours - constitue une étape décisive. Jusqu’en 1967, Israël occupe plus que le territoire prévu par l’ONU, mais le reste de la Palestine demeure dans des mains arabes. La Jordanie et l’Égypte n’ont d’ailleurs jamais profité de la situation pour créer un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le 12 juin 1967 introduit un changement radical : l’État juif, qui vient de s’emparer - outre le Sinaï et le Golan - de Jérusalem- Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, occupe ainsi la totalité de la Palestine. Il détient désormais seul la clef du problème palestinien.

Au début, le gouvernement et les diplomates israéliens présentent les Territoires occupés en 1967 comme une carte qu’ils sont prêts à jouer dans des négociations : conformément à la résolution 242, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 novembre 1967, il s’agit d’échanger la Cisjordanie et Gaza contre la paix. Cette promesse de négociation n’est pas vérifiable, puisque les États arabes réunis à Khartoum refusent toute négociation.

En même temps, Israël annexe dès juillet 1967 Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision, comme celle de 1949 de faire de Jérusalem-Ouest sa capitale, viole toutes les résolutions de l’ONU : la résolution 181 du plan de partage de 1947 prévoyant un « corpus separatum », les textes des armistices de 1949, la résolution du 19 décembre 1949 qui réaffirmait l’internationalisation de Jérusalem, sans oublier la résolution 242.

Mais surtout la volonté de colonisation des Territoires occupés s’affirme. Dès juillet 1967, de premières colonies y sont établies et le vice- Premier ministre israélien Allon présente un plan portant son nom qui prévoit l’annexion de près d’un tiers de la Cisjordanie et la multiplication des colonies dites de « sécurité », en particulier dans la vallée du Jourdain. Toutefois, dix ans plus tard, le nombre total de colons n’est que de cinq mille, contre plus de deux cent mille aujourd’hui (sans compter les deux cent mille habitants juifs de Jérusalem-Est).

Par ailleurs, l’occupation des Territoires à partir de 1967 en refait le centre du combat palestinien. Cette tendance est soulignée à la fois :

positivement, par la montée de la puissance de la résistance « de l’intérieur » - de l’insurrection de 1981 jusqu’à la première Intifada, née fin 1987 ;

négativement, par les échecs subis par l’OLP en Jordanie et au Liban.

Source : http://www.france-palestine.org/

TEMOIGNAGES

Agression armée dans le camp palestinien de Nahr el Bared (Liban),

le 20 mai 2007

Le témoignage de Franck Sureau, maire-adjoint à Mitry-Mory (77)

Nous nous sommes déplacés dans le cadre du partenariat monté en 2003 entre la ville de Mitry-Mory et le camp de Nahrel-Bared avec le soutien logistique de l'Association pour la promotion des jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF). Il s’agissait de la troisième délégation de Mitry qui se rendait au camp de Nahr el-Bared : délégation mixte composée de membres du collectif local France-Palestine rattaché à l'Association Nationale de Solidarité France-Palestine (AFPS) et d'élus de la ville. Après avoir reçu à Mitry-Mory à l'été 2005 un groupe de jeunes venant du camp, nous souhaitions développer de nouveaux projets de partenariats avec l'organisation de la jeunesse Palestinienne (Palestinian Youth Organization ou PYO). Notre réunion de travail a d'ailleurs été très constructive puisque nous envisageons de travailler avec les différentes villes jumelées avec les autres camps de réfugiés présents au Liban (12 camps au total) pour permettre à des enfants issus de ces différents camps de se retrouver ensemble à l'occasion d'un séjour commun en France.

Arrivés samedi 19 mai à 18 h00 au camp, nous avons été accueillis par le responsable du centre de jeunesse. Puis nous avons effectué une visite rapide du camp et rendu visite aux familles des 3 jeunes que nous avions accueillis en 2005 à Mitry. Nous avons ensuite eu une réunion de travail jusque tard dans la soirée avant d'être hébergés pour la nuit chez un de nos correspondants palestiniens. Nous devions rentrer tôt le lendemain sur Beyrouth pour rejoindre les délégations des autres villes (Bagnolet, Avion, Douarnenez) qui s'étaient rendues dans d'autres camps.

A 3h30 du matin, les échanges de tirs aux fusils et à la mitraillette ont commencé rapidement suivi par le tir de Rocket. A partir de là, nos amis palestiniens ont assuré, avec les responsables locaux du FPLP, notre protection morale, matérielle et physique jusqu'à notre sortie du camp mardi 22 mai vers 16h00. Ils ont travaillé pour cela en lien direct avec le représentant au Liban de l'UNRWA (organisation des nations unies pour l’aide aux réfugiés), M. Cook, qui ont pu nous prendre en charge au sein du corridor humanitaire organisé à l'occasion d'un cessez-le-feu. En ce qui nous concerne, nous faisions le lien avec l'ambassade de France à Beyrouth et Fernand Tuil pour l'AJPF.

Les conditions de vie dans le camp sont très difficiles, notamment en ce qui concerne la gestion de la nourriture, des médicaments et de l'eau. L'accès et l'entrée au camp étaient très strictement contrôlés par l'armée libanaise. Bien évidement la situation a encore été aggravée par la situation de guerre dans laquelle la population du camp s'est retrouvée prise au piège.

Entretien avec Anwar ABUEISHEH, président palestinien de l’Association Hébron-France, universitaire

De passage à Paris, il nous confie son sentiment sur la situation actuelle en Palestine, ses inquiétudes et l’espoir qui le fait continuer à agir. Il vit à Hébron, ville de Cisjordanie qui compte désormais plus de 200 000 habitants. Il y quelques semaines, à l’occasion du dixième anniversaire de l’Association qu’il préside, il a reçu, des mains du Consul de France, les Palmes académiques pour sa contribution à la diffusion de la culture française. En présence des maires de Saint-Pierre des Corps, Arcueil et Belfort, qui coopèrent avec Hébron.

Dans quel état se trouve Hébron aujourd’hui ?

La misère y est tellement forte, que les taux de violence et de criminalité ne cessent d’augmenter. Mais dans la population, c’est plutôt le statu quo, ce qui signifie, malheureusement, un forme de résignation.

Concrètement, la vie est très difficile. Il n’y a qu’une seule sortie dans la ville, contrôlée par les Israéliens. Ils peuvent la boucler à tout moment. Ils peuvent aussi décider de couper l’eau et l’électricité, nous sommes à leur merci. Ce sont les jeunes qui en souffrent le plus, car eux sont systématiquement arrêtés aux points de contrôle.

Depuis la deuxième Intifada, en septembre 2000 et la réoccupation de territoires de la Cisjordanie, il n’y a plus de police palestinienne.

Notre ville est devenue surpeuplée. Elle comptait encore 130 000 habitants en 1997 ! Le problème de l’eau est crucial. Elle risque de manquer. Il n’y a plus de places dans les écoles. Ce qui manque le plus, ce sont les espaces de sports et de loisirs. Pour une population très jeune, il n’y a par exemple qu’un seul terrain de football !

L’activité principale reste le commerce, notamment avec la Chine. Tous les articles sont devenus chinois. Il n’y a pas que l’Europe et les Etats-Unis qui sont touchés par la libéralisation des marchés et la mondialisation ! Ainsi, 3 à 400 ateliers de chaussures ont fermé à la fin des années 1990, car la fabrication est moins chère en Chine. Il ne reste plus que 3 des 35 ateliers de confection, et les femmes y sont employées dans des conditions de travail misérables.

Pour moi qui ai fait la guerre au système tribal pour préparer un état de droit, après les accords d’Oslo, je me retrouve à dire qu’aujourd’hui cet état tribal nous protège, car la police n’a plus aucun pouvoir. Il y a une situation vraiment chaotique.

Je voudrais souligner un problème latent, celui de l’extrémisme islamiste (d’extrême droite), qui trouve dans tout ceci un terrain favorable. Il représente environ 20% de la population. S’ils boycottent les élections, ils commencent, depuis l’année dernière, à commettre des actes violents, et constituent un vrai danger pour les droits des femmes.

Quel bilan tirez-vous des coopérations avec des collectivités françaises ?

Les Palestiniens en sont globalement satisfaits. Notre association a su faciliter les choses, en obtenant une bonne écoute de la mairie d’Hébron. Car seule, la mairie n’aurait pas pu mener à bien ces projets, pour des raisons de barrage de la langue, du poids de la gestion du quotidien mais aussi parce que les attentes, côté palestinien et français ne sont évidemment pas les mêmes. Notre médiation a donc son importance.

La ville d’Arcueil, par exemple, nous assiste dans un projet d’animation en direction des enfants. Celle de Belfort contribue à l’enseignement du français pour 10 personnes, dont 8 agents de la mairie.

Quelle est l’utilité de ces coopérations ?

Elles aident à remonter le moral des populations en donnant une autre image de l’Europe. Elles sont aussi importantes pour informer l’opinion publique française et ainsi, permettre d’avancer vers une solution.

Les élus et associations qui viennent nous voir deviennent le plus souvent des ambassadeurs de la Palestine à leur retour en France.

Enfin, la solidarité réelle, en nature, est d’une aide considérable. Ainsi, une centaine de familles reçoit 50 euros par mois de l’Association France Palestine Solidarité qui leur permettent d’acheter de la nourriture et de payer les frais scolaires. Grâce à cette coopération, ces familles peuvent continuer à vivre.

Dans une situation si difficile, gardez-vous des espoirs ?

Je refuse d’être désespéré ! Mais je reconnais qu’il n’y a pas de lueur d’espoir.

En fait, le seul espoir reste dans la résistance, qu’il faut élargir, de façon non-violente et citoyenne. Nous devons mener un combat auprès de l’opinion publique mondiale.

Tant que je peux faire cela, je ne désespère pas et j’espère aussi que les Israéliens, dans leur majorité, vont se réveiller.

Informations sur l’Association Hébron-France disponibles sur www.hebron-france.org

***

LA PAIX MAINTENANT

APPEL A RASSEMBLEMENT LE 5 JUIN

Le 5 juin prochain marquera les 40 ans du déclenchement de la guerre des Six jours, avec les conséquences qui s'en sont ensuivies : occupation, colonisation, souffrances, blocage de toute solution politique. Un mois après cette guerre, la Ligue arabe, réunie à Khartoum, proclamait ses célèbres "Trois Non" : Non à la négociation avec Israël, Non à la reconnaissance d'Israël, Non à la paix. Depuis, la situation a bien changé : Oslo, Genève, l'initiative saoudienne, etc. Les peuples palestinien et israélien veulent la paix. Elle est possible, et ses contours sont clairs. Mais leurs dirigeants respectifs manquent du courage nécessaire pour la faire.

Au mois de juin, partout en Israël et en Palestine, et dans le monde entier, les partisans de la paix manifesteront. C'est dans ce contexte que nous appelons à ce rassemblement.

La plupart de nos amis du Collectif 2 Peuples 2 Etats se joindront à nous, dont Ni Putes Ni Soumises, l'AJHL (Association des Juifs Humanistes et Laïques), Hachomer Hatzaïr, le Conseil Français des Musulmans Laïques. Nous attendons les confirmations de l'UFAL (Union des Familles Laïques), de SOS Racisme et d'autres.

RASSEMBLEMENT LE MARDI 5 JUIN A 18H30

Devant le Mur de la Paix, Champ de Mars, face à l'Ecole Militaire.
M° Ecole Militaire.

Mots d'ordre :

40 ans, ça suffit!

OUI à la négociation!

OUI à la reconnaissance mutuelle!

OUI à la paix!

http://www.lapaixmaintenant.org/

APPEL À MANIFESTER LE 9 JUIN

Rassemblement pour marquer le 40ème anniversaire de l’occupation des territoires palestiniens par Israël

A Paris

de 15 heures à 20 heures

la Rotonde Place Stalingrad, 19ème arrondissement (M° Jaurès).

Rassemblement pour marquer le 40ème anniversaire de l’occupation des territoires palestiniens par Israël et pour réclamer la création d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale binationale des deux États souverains. Seront au rendez-vous de la musique, des discours, des animations, des rafraîchissements et de la documentation (dont une table de presse de l’UJFP).

www.ujfp.org.

Pour appeler partout dans le monde nos gouvernements à :

- prendre des mesures urgentes pour contraindre l’Etat israélien à appliquer le droit international, à savoir : retrait des Territoires occupés depuis 1967, démantèlement de toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, démolition du Mur ;

- suspendre l’accord d’association liant l’Union Européenne et Israël tant que ce dernier  bafouera les droits de l’homme et le droit international ;

- agir pour la tenue d’une conférence internationale sur le Proche-Orient - sous l’égide de l’ONU – pour :

-         la création, dans les frontières de 1967, et aux côtés de l’Etat d’Israël, d’un Etat palestinien viable et indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale

-         le règlement de l’ensemble des questions en suspens.

Pour cette évènement il y aura :

des groupes musicaux : Rim'K du 113 ; Gaada Diwan de Béchar ; Haroun de la Scred Connexion, …

un village associatif avec des stands de nombreuses organisations

des interventions politiques.

Les intervenants sollicités sont :

-          Christian Picquet représentant le Collectif (ou Bernard Ravenel) sur les 40 ans d'occupation (et présentant ce qu'est le Collectif),

-          Hind Khoury sur la situation en Palestine,

-          Nahla Chahal sur la situation dans la région et au Liban,

-          Jean-Claude Lefort sur les positions politiques du nouveau président

-          Elias Sanbar sur Jérusalem

Les interventions des groupes musicaux seraient intercalées entre deux interventions politiques (durée des interventions politiques environ 15-20 mn)

Organisations signataires du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :

Alliance for Freedom and Dignity France (AFD France), les Alternatifs, Americans Against the War (AAW), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association de Jumelages Palestine France (AJPF), Association Pour Jérusalem, Association des Tunisiens de France (ATF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Collectif de Citoyens Libanais et d’amis du Liban, Collectif Faty Koumba, Comité Paix Palestine Israël (CPPI St-Denis), Coordination des groupes de femmes Egalité, CVPR-PO, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Femmes en Noir, Droit et Solidarité, Génération Palestine, La Courneuve-Palestine, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement de la Paix, MRAP, Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Solidarité Palestine 18ème, Union des Etudiants Palestiniens (GUPS), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), les Verts

Pour information :

INITIATIVE DE JERUSALEM

Pour une paix juste fondée sur deux Etats : Israël et la Palestine

Invitation à une rencontre internationale

Aux partis communistes, démocratiques, progressistes, aux organisations de paix, aux parlementaires, syndicats, organisations de femmes, aux représentants de l’opinion publique, et mouvements de jeunes

Dans un appel commun rédigé le mois dernier, nos deux partis – le Parti du peuple palestinien (PPP) et le Parti communiste israélien (PCI) ont appelé à marquer le 40ème anniversaire de l’occupation des territoires palestiniens, qui a commencé en juin 1967, et le 60ème anniversaire de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU concernant l’établissement de deux Etats dans une Palestine sous mandat, en novembre 1947. Nous avons appelé à ce que ces deux événements soient mis en valeur par le biais d’un grand nombre d’initiatives internationales, pour exercer une pression afin de mettre un terme à l’occupation israélienne et avancer vers l’instauration d’une paix juste et durable entre deux Etats : Israël et la Palestine.

Nous appelons les peuples, les partis et les organisations épris de paix dans le monde à déclarer la semaine du 2 au 10 juin la « semaine internationale de lutte pour mettre une terme à l’occupation et à établir une paix durable entre Israël et la Palestine

Au cours de cette semaine des activités se tiendront en solidarité avec le peuple palestinien et le mouvement de paix israélien dans leur lutte contre l’occupation israélienne et ses crimes, en vue d’instaurer une paix durable.

Dans ce cadre, nos deux partis sont à l’initiative d’une rencontre internationale à Jérusalem. Les responsables palestiniens, des groupes et organisations palestiniennes et israéliennes y participeront. Cette rencontre aura lieu du 2 au 4 juin. Elle aura pour thème : l’initiative de Jérusalem pour une paix fondée sur deux Etats – Israël et la Palestine

Pour participer et s’inscrire :

Hanna Amireh (PPP)  shaab@palpeople.org   Tel : 00-972-50-5218929

Tamar Gozansky  (PCI)   info@maki.org.il     Tel: 00-972-50-5200791

Les hébergements à Jérusalem Est coûtent, pour une nuit, petit-déjeuner compris de 40 à 260 euros, selon vos demandes.



LA PAROLE AUX ACTEURS

Une délégation de Nanterre s’est rendue en Palestine et en Israël, du 4 au 11 avril dernier.

Les objectifs de la mission étaient de :

-          mettre en place un projet d’échanges de jeunes entre le Centre Social des Canibouts et le centre de prévention Gao (Nanterre), et le Centre social de Dehaisheh (Bethlehem),

-          rencontrer des autorités locales de la banlieue de Jérusalem, en vue de la construction de partenariats et de nouvelles passerelles de dialogue et coopération. Cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’animation du groupe de travail ‘Villes de périphérie’ au sein de « Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) » et du réseau mondial « FALP - Forum des Autorités Locales de Périphérie - pour des métropoles solidaires».

Gérard Perreau-Bezouille, maire-adjoint, conduisait la délégation. Il nous livre ses impressions, après les nombreuses rencontres qu’il a pu avoir, notamment à Bethléem et dans la périphérie de Jérusalem.

Quel sentiment domine après votre visite et les entretiens que vous avez eus avec une grande diversité d’interlocuteurs ?

GPB : Le sentiment général, à partir des échanges avec les maires, est que la situation actuelle en Palestine est grave et se dégrade très rapidement. La Palestine traverse une crise politique et humanitaire à la fois.

Les maires font face à de véritables urgences sur le terrain, du point de vue social, humanitaire, politique et sécuritaire. Leur souci est celui de la survie au quotidien.

A la demande « quel avenir ? », ils se sont montrés parfois résignés, impuissants, parfois en attente, parfois dans une attitude plus réactive et en colère. Ils ont tous souligné que la responsabilité qui leur a été confiée les amène à gérer, au plus pressé, à très court terme, sans aucune vision à long terme. Ils essayent d’apporter des réponses concrètes tout en attendant qu’une solution politique intervienne pour calmer les tensions internes et ouvrir la voie à de nouvelles négociations avec Israël permettant peut être un autre avenir.

En attendant, l’occupation israélienne se poursuit. La stratégie de colonisation et de construction du mur ou d’autres clôtures de différents types, ainsi que la séparation des voies de circulations entre israéliens et palestiniens, correspond à une réelle incitation, envers les populations palestiniennes, à partir lentement.

Les colonies continuent de s’agrandir. La confiscation et l’occupation de nouveaux terrains pour implanter les colons israéliens se fait lentement mais facilement, les palestiniens ayant des difficultés à prouver qu’ils sont propriétaires des terres. Cette occupation se fait généralement d’abord par l’armée, ensuite par la construction.

Quant au contexte politique palestinien, l’image négative véhiculée par les médias dans le monde, ne traduit pas la perception de la population vis à vis du Hamas et de la volonté de ce parti de la soutenir par un travail de proximité.

« C’est la grande envie de changement qui a fait gagner le parti Hamas, mais dans l’ensemble des votants de ce parti, seulement 30 % sont religieux, alors que 70 % est laïc. Les dernières élections ont témoigné de pratiques démocratiques : sous les yeux des organisations internationales, le choix que les Palestiniens ont fait de leurs représentants doit être donc respecté », nous dit le Maire de Bethlehem, Victor Batarsa. La décision de l’Union européenne de suspendre les aides est reçue comme une punition collective des Palestiniens qui se sont pourtant exprimés démocratiquement. 

« Les Israéliens font la loi, ils agissent en toute liberté. Un des plus grands problèmes est celui des frontières. Israël est le seul pays qui n’a pas de frontières. L’autorité palestinienne n’a aucune autorité, que ce soit a niveau des ressources, du territoire ou des frontières. L’autorité palestinienne est une grande illusion ! », témoigne Ahmad Rabi, assistant du directeur de l’APLA – Association des collectivités locales  palestiniennes.

Comment le mur est-il vécu ?

GPB : Le mur construit actuellement dans les territoires palestiniens est officiellement décrit par le gouvernement israélien comme une mesure de sécurité contre le terrorisme (protection des colons), en réalité c’est surtout un mur politique et économique destiné à annexer 10% des terres palestiniennes situées entre la Ligne Verte et les zones où vivent environ 76% des colons israéliens.

Malgré quelques décisions de la Cour Suprême de Justice israélienne sur le tracé du mur, et surtout malgré l’avis rendu par la Cour Internationale de Justice de La Haye qui condamne clairement cette construction, l'itinéraire de la barrière s’étale bien au-delà de la Ligne Verte, permettant non seulement l'expansion des colonies mais aussi l’annexion de fait et le morcellement des territoires palestiniens.

A Jérusalem, il modifie l’urbanité de la ville pour les intérêts de l’Etat d’Israël.

Si on porte un regard d’ensemble sur Jérusalem et sa périphérie, ce regard se heurte inévitablement, de toute part, sur un mur haut d’une dizaine de mètres, qui pour inclure les nouvelles colonies israéliennes et leurs zones de développement dans la partie israélienne, entoure presque complètement toute la partie orientale.

La barrière prend ainsi une dimension forte dans l'urbain de Jérusalem, elle suit dans son parcours une logique de division, de ségrégation, de marginalisation. Barrière physique à la mobilité et à l’accès à la ville, barrière administrative qui détermine l’accès et l’usage de la ville selon l’appartenance à des catégories bien précises (nationalité, résidence, travail) elle traduit dans le ‘construit’ une stratégie politique visant à la réalisation  d’une seule métropole israélienne (face à la potentialité d'une métropole des trois religions).

Les conséquences du mur pour la population palestinienne sont très graves : augmentation du chômage, vague d’immigration interne, fermetures d’activités, augmentation de la densité d’habitants, les villes étant dans l’impossibilité de grandir naturellement. Les problèmes auxquels les responsables locaux doivent faire face sont donc énormes, notamment dans les domaines de la fourniture des services de base : électricité, eau, déchets, instruction.

A Bethléem, ville bientôt ‘emprisonnée’, le maire Victor Batarsa nous explique que 30 % des terres agricoles palestiniennes ont été confisquées avec la construction du mur qui l’encercle presque complètement. Cet enclavement a de graves conséquences dans la vie quotidienne des habitants, dans leurs déplacements, dans l’accès à des services de proximité et aux soins (pour accéder aux hôpitaux et centres de santé, les habitants des enclaves doivent effectuer de longs détours et franchir des barrières sous contrôle israélien). 

C’est le cas aussi à Eizariha, ville de la banlieue Est de Jérusalem, où le maire Issam Faroun nous parle du projet de la municipalité de construire un hôpital avec des fonds étrangers, car les habitants ne peuvent plus accéder à celui de Jérusalem sinon avec de grandes difficultés.

Le nombre de check points augmente (plus de 500 actuellement). Ils deviennent de plus en plus de véritables points de passages obligatoires qui découpent la Palestine en morceaux, du Nord au Sud, la privant ainsi de continuité territoriale. L’objectif est d’habituer les palestiniens à se cantonner et à se déplacer uniquement dans une zone précise et éviter la libre circulation d’une partie à une autre, même dans une zone à population palestinienne ! C’est le cas par exemple à Al Ram, banlieue nord de Jérusalem, séparée de Ramallah au Nord et de Jérusalem au Sud.

Pour les Palestiniens, les déplacements entre les différentes régions de Cisjordanie font l’objet d’autorisations préalables, soumises aux autorités israéliennes. Parfois l’accès même au lieu de travail est rendu difficile voir impossible par des heures d’attente ; règles et normes changent tout le temps.

La situation économique doit s’en ressentir ?

GPB : Elle se dégrade de plus en plus. Depuis un an, après les dernières élections, 80 000 employés du gouvernement palestinien ne sont pas payés, le gouvernement israélien ayant suspendu la rétrocession des taxes perçues pour le compte de l’Autorité palestinienne et l’Union européenne ayant bloqué toute assistance financière. Les collectivités locales ne disposent plus de ressources suffisantes pour assurer l’ensemble des services à la population. D’un coté pas de ressources provenant des impôts locaux et de l’autre l’obligation de payer les services de base fournis par les compagnies israéliennes (électricité, eau,…)

Un flux migratoire des villages les plus pauvres amène dans les villes une nouvelle population qui est en demande de services et d’équipements mais qui ne peut pas contribuer à leur financement. A Al Ram de nombreuses organisations internationales qui y tenaient leurs sièges, sont parties suite aux difficultés de déplacement causées par le mur de séparation.

Dans ce contexte, il reste l’aide de bailleurs de fonds internationaux ou le recours aux emprunts de banques locales avec des intérêts très hauts.

Le tourisme (Lieux Saints), qui était une des principales sources de richesse, est pratiquement réduite a néant, c’est le cas de Bethléem, Beit Sahour, Eizariha par exemple qui, presque complètement encerclées par le mur, ont vu leur activité touristique baisser à 15-20 % du normal (il n’y a plus qu’un tourisme de passage).

Notre rencontre avec le Maire de Al Ram, Sirhan Al-Salaimeh, et notre visite dans la ville nous ont  permis de constater comment l’activité commerciale est pénalisée par le mur et par la conséquente difficulté des déplacements des personnes et des marchandises. Cette ville était pourtant le poumon commercial de Ramallah, lieu de transit entre le nord et le sud de la Cisjordanie.

Le taux de chômage est très fort (65 - 70  %) car le marché du travail est très dépendant de Jérusalem. Ne trouvant pas de travail, les jeunes qui ont des niveaux de qualification assez hauts et qui en ont les moyens, migrent à l’étranger en particulier vers les USA. C’est ce que nous explique Raji Arekat, adjoint au maire de Abu Dis, siège d’une des plus importantes universités palestiniennes. Au cours de notre entretien il nous fait part de son intérêt à établir des partenariats avec l’Université de Nanterre ou d’autres Universités françaises (bourses pour jeunes universitaires).

Le Ministère des Collectivités Locales palestiniennes a pris l’initiative de rassembler les villes autour de Jérusalem dans des « Conseils des Services Communs pour la Planification et le Développement » – Joint Service Council For Planning and Development.

Regroupant au total 28 villes et villages autour de Jérusalem ces conseils sont au nombre de 5. Ils sont présidés par un maire. La ville de Eizariha, que nous avons visité, fait partie du JSC de Jérusalem Sud (150 000 habitants) et son maire en est le Président.

Ces structures ont des compétences en matière de planification, de réalisation d’infrastructures (voirie, réseau d’eau, hôpitaux-centres de santé, écoles) et de réhabilitation, ainsi que de formation des ressources humaines. Elles essaient de fournir les services de base à l’ensemble des villes et villages groupés ; elles reçoivent des capitaux, fonds, donations provenant de l’étranger, seule source de financement pour de nouveaux projets. Pour les maires la réalisation de nouveaux projets et la construction de nouveaux bâtiments sont une façon de protéger le territoire de l’occupation israélienne.

Tous les maires rencontrés nous ont manifesté un accueil chaleureux et nous ont fait part de l’importance de garder les relations et les échanges avec leurs institutions, ainsi que de développer des projets au bénéfice de leurs populations. Ils accordent une grande importance  au rôle de la France, à la coopération avec les villes françaises et à l’amitié franco palestinienne (visites de délégations françaises, jumelages, fonds de solidarité, Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine...).

L’action du RCDP le confirme, notamment dans la mise en place d’un Fonds de solidarité (200 000 € collectés à ce jour ; la ville de Nanterre y participe) destiné aux villes et villages en extrême besoin et à ceux qui sont le plus isolés. En moyenne 5/6 villages par district, au total environ 60 villes/villages, ont pu être aidés par le biais de cette initiative.

Dans un contexte tel que nous l’avons vu, le besoin des villes palestiniennes d’être soutenues politiquement et financièrement par des projets de coopération est incontestable, et ceci dans tous les domaines. Ces contacts peuvent aussi aider la population à sortir de l’isolement dans lequel elle se trouve. La coopération décentralisée garde un potentiel et reste un ‘levier’ politique et ‘financier’ sur le terrain.

Que retenez-vous des discussions avec des progressistes et pacifistes israéliens ?

GPB : Nous avons rencontré Amnon Kapeliouk, journaliste, Adam Keller, militant de premier plan au sein de Gush Shalom (le bloc de la paix) et Michel Warshawski, universitaire et pacifiste. Ces acteurs de la paix et du dialogue, engagés dans le débat sur la question palestinienne et sur le conflit israélo-arabe, nous ont fait part d’un contexte global d’immobilité en ce moment en Israël.

« Le sentiment général du peuple israélien est celui d’un fatalisme cynique. Il y a un éclatement des préoccupations, chacun est pris par ses problèmes internes (corruption, pourriture, mafia …), le pays ne va nulle part. Le gouvernement américain ne veut pas faire pression sur le gouvernement israélien », témoigne Adam Keller.

Pas de changements possibles à court terme, tant qu’il y aura l’actuel premier ministre Olmert. Une enquête pour des affaires personnelles de corruption étant actuellement en cours, beaucoup dépendra des futurs événements politiques à son issue.

Un groupement d’urbanistes, architectes, sociologues, juristes, appelé BIMKOM (planificateurs pour des droits de planifier), dont le siège est à Jérusalem, défie la politique du gouvernement sur les territoires,  sur l’expansion des colonies, sur la route de la barrière de sécurité. Cette organisation professionnelle, crée en 1999, a comme objectif de renforcer la liaison entre droits humains et civiques et planification spatiale, de promouvoir des modèles ‘alternatifs’ de planification qui tiennent compte des besoins des différentes communautés et minorités, notamment celles affectés par des disparités sociales et économiques. BIMKOM travaille aux changements de pratiques, pour une meilleure information et participation des habitants dans les processus de planification, pour le droit de tous à planifier la ville.

(La totalité du compte rendu de la délégation

est disponible sur demande auprès du Cidefe)



ZOOM

Actualité Nationale

Conférence-Débat

Les initiatives de Paix au Proche-Orient

sur le thème : Les Maires de l’Ile-de-France s’engagent au Proche-Orient : enjeux et perspectives"

L’Association des Maires de l’Ile-de-France et Cités Unies France organisent vendredi 1er juin 2007 une conférence sur les initiatives internationales de paix au Proche-Orient soutenues par les collectivités territoriales.

L’action des pouvoirs locaux s’impose avec force sur la scène internationale, comme en témoigne l’émergence du concept de diplomatie des villes.

Pourquoi une telle initiative ? Les Maires se sentent concernés par la situation en Israël et dans les Territoires palestiniens et investis d’une responsabilité particulière. Ainsi, de plus en plus de collectivités françaises développent des relations de coopération avec des municipalités proche-orientales. Par cette démarche conjointe, l’Association des Maires de l’Ile-de-France et Cités Unies France souhaitent accompagner ce mouvement, en informant et en encourageant les Maires à s’engager au Proche-Orient.

Nous sommes heureux de vous inviter à cette conférence, qui nous permettra de débattre ensemble sur le sens de cet engagement. Pour cela, nous avons le grand honneur d’accueillir le Maire de Gaza, Dr. Maged Awni Abu-Ramadan, Président de l’Association des Autorités locales palestiniennes, et le Maire de Karmiel, Monsieur Adi Eldar, Président de l’Union des Autorités locales en Israël.

Seront également présents Son Excellence l’Ambassadeur d’Israël en France, Monsieur Daniel Shek et la Déléguée générale de la Palestine en France, Madame Hind Khoury.

Nous espérons vivement votre participation à cette manifestation exceptionnelle. Votre contribution au débat nous aidera en effet à mieux comprendre les enjeux et les perspectives des coopérations au Proche-Orient.

09h30-10h00 : ACCUEIL DES PARTICIPANTS

10h00-11h15 : SEANCE D’OUVERTURE

Interventions de :
  M. Claude Pernès
Maire de Rosny-sous-Bois, Conseiller régional, Président de l’Association des Maires de l’Ile-de-France (AMIF)
  M. Charles Josselin
Sénateur des Côtes-d’Armor, ancien Ministre, Président de Cités Unies France (CUF)
  M. Jean Félix-Paganon
Directeur, Direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Ministère des Affaires étrangères
  Mme Hind Khoury
Déléguée générale de la Palestine en France
  S.E.M. Daniel Shek
Ambassadeur d’Israël en France

11h15-12h15 : TABLE RONDE N°1

  La situation au Proche-Orient et le rôle des médias

Modérateur : M. Romain Da Costa, Directeur de la Communication, Ville de Rosny-sous-Bois

Avec la participation de :
  M. François-Bernard Huyghe
Médiologue, Chercheur associé à l’Institut de Relations inter tionales et stratégiques (IRIS)
  M. Didier François
Grand Reporter au Service Etranger, Europe 1
  Mme Nathalie Delcamp
Responsable de Projets, site « irenees.net » (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme), site web de ressources pour la paix

12h15-13h00 : Intervention de M. Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS, en conclusion de la matinée

13h00-14h30 : DEJEUNER COMMUN OFFERT PAR AVENANCE

14h30-16h00 : TABLE RONDE N°2

  La coopération décentralisée, un outil pour le dialogue et la paix au Proche-Orient ?

Modérateur : M. Bertrand Gallet, Directeur général de CUF Avec la participation de :
  M. Pierre Pougnaud
Conseiller technique, Ministère des Affaires étrangères
  M. Adi Eldar
Maire de Karmiel, Président de l’Union des Autorités locales en Israël (ULAI)
  Dr. Maged Awni Abu-Ramadan
Maire de Gaza, Président de l’Association des Autorités locales palestiniennes (APLA)

16h15-17h45 : TEMOIGNAGES DE COLLECTIVITES FRANCAISES ENGAGEES AU PROCHE ORIENT

  M. Gilles Catoire
Maire de Clichy-la-Garenne, Conseiller général des Hauts-de-Seine, Secrétaire général de l’AMIF
  M. Hervé Bramy
Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis
  M. Jean-Jacques Joucla
Maire-Adjoint délégué aux Relations internationales et à la Territorialisation, Ville de Montreuil
  M. André Santini
Ancien Ministre, Député-Maire d’lssy-les-Moulineaux, Vice-Président de l’AMIF (sous réserve)

Echanges avec la salle et synthèse par M. Bertrand Directeur général de CUF

17h45-18h00 : CONCLUSION PAR M. Claude Pernès, Président de l’AMIF

Vendredi 1er juin

9h30-18h

centre nautique et sportif Claude Bernard - Rosny sous bois

confirmation urgente à l'Amif

tél. 01 44 59 50 00

fax 01 44 59 50 09

cpernes@amif.asso.fr

FORUM INTERNATIONAL SUR LES PERSPECTIVES EN AFRIQUE

Comme chaque année, le Forum International sur les Perspectives en Afrique, conjointement organisé par la Banque Afrique de Développement et par le Centre de Développement de l'OCDE, sera l’occasion pour les professionnels intéressés par le développement de l’Afrique de se rencontrer. D’éminentes personnalités d’Afrique et des pays de l’OCDE y sont invitées pour débattre de leurs opinions et de leurs propositions sur l’avenir du Continent avec les représentants de gouvernements, du secteur privé, de la société civile, des médias et du monde de la recherche.

Accès à l'eau potable et à l'assainissement :
l'Afrique peut-elle atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

Paris, Mardi 5 juin 2007
9.30 - 17.30

Centre de conférences Pierre Mendès France - Ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie
139 rue de Bercy - 75012

INTERVENANTS

John Agyekum Kufuor, Président en exercice de l’Union Africaine, président du Ghana*
Thomas Boni Yayi, Président, République du Bénin*

Kordje Bedoumra, Directeur, Service de l’eau et de l’assainissement, Banque africaine de développement
Michel Camdessus, Président, Comité mondial sur le financement des infrastructures de l’eau
Idrissa Doucoure, Directeur de la région Afrique de l’Ouest, WaterAid
Uschi Eid, Vice-président, Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire général de l'ONU
Loïc Fauchon, Président, Conseil mondial de l’eau
Angel Gurria, Secrétaire général, OCDE
Lindiwe Benedicta Hendricks, Ministre chargé des Affaires hydrauliques et forestières, Afrique du Sud
Louis Kasekende, Économiste en chef, Banque africaine de développement
Louka T. Katseli, Directrice, Centre de développement de l'OCDE
Louis Keumayou, Président, Association de la presse panafricaine (APPA)
Caroline Lambert, Correspondante de The Economist en Afrique Australe
Stefano Manservisi, Directeur général, Direction générale pour le développement, Commission européenne
Felix Mutati, Ministre du Commerce et de l'industrie*
Kenneth Ruffing, Coordinateur, Perspectives économiques en Afrique
Adama Sall, Ministre de l'Hydraulique, Sénégal
Jean-Michel Severino, Directeur général, Agence française de développement

Si vous souhaitez participer au Forum international sur les perspectives en Afrique, merci de vous inscrire**, en ligne (vivement recommandé), avant le 31 mai 2007 sur le site : www.oecd.org

Vous pouvez également vous inscrire par email. Prière de contacter dev.africa@oecd.org pour plus de précisions.

L’accès au Ministère ne sera possible que sur présentation d’un document d’identité avec photo.

**Nombre de places limitées

RESEAU EUROPEEN POUR LES SERVICES PUBLICS

Les organisations françaises parties prenantes dans le processus du Réseau Européen pour les Services Publics (associations ATTAC France, AITEC, CONVERGENCE pour les SERVICES PUBLICS et les organisations syndicales FSU, CGT et SOLIDAIRES, etc..) vous convient à leur prochaine réunion.

vendredi 15 juin à Paris

à "la bourse du travail", salle Louise MICHEL

3 rue du Château d'Eau

métro république

Ordre du jour : Préparation du Forum européen Services Publics

Ce forum se tiendra dans la semaine du 3 au 7 décembre 2007 à Bruxelles

Merci de confirmer votre présence ici : athens-sp-anim@ras.eu.org

***

Actualité européenne

"OBLIGATION DE SERVICE PUBLIC DANS LES TRANSPORTS":

LIBERTÉ DE CHOIX DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES PRÉSERVÉE

Après sept années de négociations, le Parlement européen a adopté à la majorité absolue le nouveau règlement "Obligation de service public dans les transports" le 10 mai dernier. Ce texte est une avancée réelle pour les collectivités territoriales puisqu'il prend en compte le principe de libre-administration en reconnaissant le libre recours à une régie (ou à un opérateur interne), et l’attribution directe de petits contrats. Ce texte entrera en vigueur deux ans après sa publication. Il devra être respecté lors de l'attribution des contrats de service public de transport par la route.

L’article 5 § 2 de ce texte reconnaît la liberté de choix des collectivités territoriales de fournir elles-mêmes ces services publics de transports, donc la possibilité de recourir à une régie sans devoir la mettre en concurrence. Il s'agit d'une réelle avancée par rapport au projet initial de 2000. La possibilité d’attribuer le contrat à une "entité juridiquement distincte sur laquelle l’autorité locale compétente, ou, dans le cas d’un groupement d’autorités, au moins une autorité locale compétente, exerce un contrôle analogue à celui qu’elle exerce sur ses propres services" est reconnue. Il s’agit de l’opérateur interne, qui ne doit pas exercer son activité en-dehors du territoire de la collectivité (principe du cantonnement géographique) sinon il devra être soumis à concurrence.

Source : AFCCRE

***

La directive Services à l'heure de la transposition

La France vient d’entamer la phase de transposition de la directive sur les services dans le marché intérieur. Elle a trois ans pour le faire. Le minimum requis compte tenu de la complexité et de l'ampleur de la directive.

Développements récents et prochaines étapes:

13 janvier 2004: la Commission européenne publie son projet de directive sur le marché intérieur

16 février 2006: le Parlement européen adopte le rapport d’Evelyne Gebhardt (PSE, All), fruit d’un compromis entre groupes PSE et PPE   

24 juillet 2006: le Conseil adopte sa position commune à la quasi-unanimité. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues

15 novembre 2006: adoption de la directive en deuxième lecture 

11 décembre 2006: adoption en deuxième lecture de la directive par le Conseil de l’Union européenne. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues.

27 décembre 2006: publication au Journal Officiel

28 décembre 2009: fin de la période de transposition.

Contexte & Enjeux:

La phase de transposition a démarré en janvier 2007. Aux vues de l’ampleur des travaux,  la France, avec d’autres Etats membres, a milité pour un rallongement du délai habituel de transposition. Celui-ci est passé de deux à trois ans. Dès le lendemain de sa publication au Journal officiel, la France a mis en place un dispositif spécifique. Le premier ministre a confié le pilotage des travaux de transposition au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie. Au titre de l’article 14 de la directive, les dispositions nationales relatives à l’établissement d’une entreprise étrangère en France les plus restrictives doivent disparaître. Au titre de l’article 15 une évaluation doit être faite par les Etats qui devront ensuite la transmettre aux autres Etats membres selon la méthode du « screening ». Cinq réunions interministérielles ont déjà eu lieu. La France en est à la phase de recensement des régimes d’autorisation, avant de vérifier leur compatibilité avec les exigences de la directive.

Le ministère de l’économie opère de concert avec le groupe d’experts mis en place par la Commission européenne sur la directive, afin de permettre « l’échange de bonnes pratiques ». La Commission apporte en effet une aide aux Etats membres pour une mise en œuvre efficace de la directive Services. Les "analyses et orientations" données par la Commission européenne ne donneront pas d'interprétation juridiquement contraignante et n'amenderont en aucun cas les dispositions de la directive Services. Elle examinera également la nécessité d'une harmonisation accrue dans le domaine des services.

Source : EurActiv.fr

Forum européen du tourisme social

Le Bureau international du tourisme social (BITS) convie tous les acteurs du Tourisme social, durable et solidaire à débattre des enjeux et moyens d’une politique des vacances pour tous en Europe à l’occasion du Forum européen du tourisme social qu’il organise du 3 au 6 octobre 2007 à Riva del Garda (Trentino - Italie). Au programme : le Forum avec des séances plénières, des tables rondes et des débats, des réunions des organisations italiennes, un workshop et une rencontre du réseau des autorités locales et régionales du tourisme social et solidaire.

www.bits-int.org

Actualité Internationale

1 MILLION DE SIGNATURES POUR LE DARFOUR

EUROPETITION D'URGENCE aux chefs de gouvernements et aux institutions de l’Union européenne pour l’envoi immédiat d’une force de protection internationale au Darfour.

Initiative coordonnée par le Collectif Urgence Darfour (www.urgencedarfour.com)

Texte :

A Mesdames et Messieurs les chefs de gouvernement des États membres de l’Union européenne,

A Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne,

A Monsieur Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune

Nous, citoyens français et européens, ne pouvons rester plus longtemps indifférents et passifs face à la véritable guerre contre les civils qui se déroule actuellement au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

L’armée soudanaise et les milices janjawids ont massacré par villages entiers, principalement en raison de leur identité « africaine noire », leurs concitoyens fours, massalits, zaghawas… qui constituent la majorité des six millions d’habitants du Darfour.

Certains parlent du premier génocide du XXIe siècle.

Déjà 400 000 hommes, femmes et enfants innocents sont morts. Des dizaines de milliers de personnes ont été violées, torturées et terrorisées. Plus de deux millions et demi d’autres ont été chassées de chez elles. Chaque heure, chaque jour, le nombre de victimes augmente !

L ’ONU a qualifié les exactions commises contre les populations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et a saisi la Cour pénale internationale.

L’action humanitaire est intentionnellement entravée par le gouvernement soudanais: des ONG ont ainsi été obligées de suspendre leurs programmes et de quitter la zone, quand elles n’ont pas été tout simplement expulsées.

Aujourd’hui selon les observateurs des Nations unies, plus de deux millions et demi de réfugiés ou personnes déplacées n’ont pas ou plus accès à l’aide internationale et sont désormais exposés à la mort par malnutrition et maladie.

Cette situation insupportable qui perdure au Darfour déstabilise encore plus cette région déjà fragilisée et aggrave d’autres désastres humanitaires au Tchad et en République centrafricaine.

En quatre ans, dix résolutions ont été votées par les Nations unies sans aucun résultat concret sur le gouvernement de Khartoum.

En décembre dernier, au moment de quitter ses fonctions, Kofi Annan reconnaissait que le Darfour était le plus grave échec de l’ONU de ces dernières années.

Chaque minute coûte la vie à davantage d’innocents.

Mesdames, Messieurs, comme l’a demandé le Parlement européen dans sa résolution du 15 février 2007 votée à l’unanimité, vous devez agir maintenant !

En droite ligne avec la résolution 1706 du Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats européens doivent envoyer immédiatement une force d’interposition ayant pour mandat de :

-          protéger effectivement les populations d’un massacre généralisé

-          mettre en place des corridors humanitaires sécurisés permettant aux organisations humanitaires d’accéder à l’ensemble des populations nécessitant une aide vitale ;

-          déférer devant la Cour pénale internationale tous les individus inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

D’autre part, il faut :

-          établir une zone d’exclusion aérienne sur tout le Darfour ;

-          appliquer des sanctions ciblées, conformément à la dernière résolution du Parlement européen ;

-          favoriser les conditions d’un véritable accord de paix entre toutes les parties, permettant aux populations déplacées ou réfugiées de retourner sur leurs terres en toute sécurité.

Il est du devoir de l’Europe d’intervenir aujourd’hui et d’exercer sa responsabilité de protéger.

SIGNER :

www.europetition-darfour.org

Nicaragua : résistance ou soumission au Fonds monétaire international ? par Cécile Lamarque - 17 mai 2007

Après avoir renversé la dictature de Somoza en juillet 1979 [1], les sandinistes ont tenté, durant les années 1980, de mener un projet d’inclusion sociale des secteurs populaires (réforme agraire, gratuité des services de santé et d’éducation...) mais dès les années 1990, les gouvernements successifs vont mettre en place des réformes économiques à partir d’un modèle néolibéral destructeur et excluant. La transition politique commence : laissant derrière lui onze ans de gouvernement sandiniste qui avait mis en place certaines réformes sociales, le modèle actuel promeut une politique économique néolibérale (licenciements massifs dans la fonction publique, privatisation de la santé, réduction des salaires, augmentation des impôts indirects). Après seize ans de soumission totale aux désastreuses recettes économiques du « Consensus de Washington », la situation socio-économique s’est profondément dégradée pour l’immense majorité de la population et le Nicaragua est aujourd’hui parmi les pays les plus pauvres d’Amérique latine, après Haïti, la Bolivie et le Honduras. 79,9% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, 45,1 % avec moins de un dollar (PNUD, IDH, 2006). (…)

Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine www.risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2221


BLOC NOTES

Publications – films - expos ...

A Lire dans Le Monde Diplomatique du mois de Juin

Dossier spécial :

IL Y A QUARANTE ANS,
LA GUERRE DES SIX JOURS 


Quand l’armée israélienne déclenche, à l’aube du 5 juin, son attaque contre l’Egypte, personne ne peut imaginer que, quarante ans plus tard, elle continuera d’occuper des territoires arabes conquis lors de cette offensive et que de violents combats l’opposeront à des milices à Gaza. Personne non plus n’imagine que la région sera bouleversée par cette guerre pourtant si courte. Les Etats-Unis, Israël et les monarchies arabes s’étaient réjouis de la défaite de Gamal Abdel Nasser et du nationalisme arabe : en fait, celle-ci accélérera l’émergence de l’islamisme politique et l’affirmation de la résistance palestinienne. L’incapacité des Nations unies à imposer l’application des innombrables résolutions sur l’établissement d’une paix juste dans la région contribuera au discrédit des puissances occidentales. Enfin, la situation de « ni guerre ni paix » concourra à la longévité exceptionnelle de pouvoirs autoritaires arabes, souvent avec la bénédiction des Etats-Unis.

Pourtant, grand vainqueur de cette troisième confrontation avec ses voisins arabes, après celle de 1948-1949 et celle de Suez de 1956, Israël, en maintenant sous occupation une population palestinienne rétive, en considérant que seul l’usage de la force résout les problèmes, s’enfoncera dans une crise politique et morale profonde. Le conflit de 1967, qui fut aussi le résultat de mauvais calculs et d’erreurs humaines, confirme cette vérité : la guerre est rarement l’antichambre de la paix.

-          Erreurs tactiques, choc de stratégies,
par
Henry Laurens.

-          Même de Gaulle était isolé...,
par
Dominique Vidal et Alexis Berg.

-          Une génération arabe traumatisée par la défaite,
par
Bassma Kodmani.

-         Comment l’occupation a transformé Israël,
par
Meron Rapoport.

En kiosque : 4€50

LE GUIDE DE L’ECONOMIE EQUITABLE

-          Commerce équitable - Nord-Sud / Nord-Nord

-          Coopératives / Mutuelles / Associations

-          Economie sociale et solidaire

-          Grande distribution

-          Altermondialisation

Réalisé sous la coordination de Sylvie Mayer et de Jean Pierre Caldier, le guide reprend les réflexions et propositions de intervenants du séminaire sur le Commerce équitable, complétées d'études, de tableaux, de chiffres et d'un annuaire des principaux acteurs du commerce équitable et de l'économie sociale et solidaire.

Faits, chiffres, analyses et arguments pour réfléchir... et pour agir !

Avec un annuaire inédit des acteurs du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire. Leur adresse, téléphone, courriel, site internet

Souscrire... ... soutenir un projet solidaire avant le 20 juin 2007

Prix souscription :

10 + 3 d’expédition = 13

Prix public : 18 à partir du 20 juin 2007

www.gabrielperi.fr/solidaire   -  solidaire@gabrielperi.fr

Avec la participation de Daniel Arnaudin, Patrice Bouillon, Jean-Pierre Caldier, Thomas Coutrot, Vincent David, Maurice Décaillot, Sylvie Mayer, Arturo Palma Torres, Anne Françoise Taisne, Jean Paul Vanhoove.

LE SIECLE DE LA CHINE,

Essai sur la nouvelle puissance chinoise

Pascal LOROT

La Chine fascine, la Chine inquiète, la Chine dérange. Magnétisant le reste de la planète, elle s’affirme comme le nouveau pôle de l’économie-monde. Croissance économique irrésistible, capitalisme d’État, montée en puissance militaire, activisme diplomatique, volonté de capter toutes les ressources disponibles: les conditions sont réunies pour en faire le nouvel Eldorado de ce début de siècle.

Puissante, la Chine est aussi plus fragile qu’elle le paraît. Schizophrénie politique, nationalisme sourcilleux, injustices sociales, problèmes démographiques, désastres écologiques, absence cruelle de démocratie : le prix qu’elle paye pour son développement la menace plus que d’hypothétiques ennemis.

La Chine représente-elle un danger pour la planète ou d’abord pour elle-même ? Pascal Lorot explore ici toutes les composantes de la réussite chinoise, de sa nouvelle puissance mais aussi de ses faiblesses. Avec une lucidité à la hauteur des enjeux.

264 pages - Editions Choiseul - 19 €

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